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Aujourd’hui inscrit en master I, Jean Sarkozy a découvert en allant récupérer le détail de ses notes qu’il était le major de sa promotion avec plus de 15,048 de moyenne. De quoi faire taire certains sarcasmes et remercier quelques amis bien placés.

C’est après plusieurs tentatives infructueuses que Jean Sarkozy a enfin obtenu sa Licence de Droit. Encore quatre ou cinq ans d’études et, n’en doutons pas, l’opiniâtre Jeannot finira par décrocher son Master. C’est par un tweet de Thierry Soler, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, que la nouvelle a été rendue publique: «Jean Sarkozy vient de se venger de nombre de sarcasmes. Il est major de sa promo à la Sorbonne avec plus de 15 de moyenne». Le jeune homme et ses études avaient fait l’objet d’une polémique nationale en 2009 alors qu’il briguait la présidence de l’EPAD, l’établissement public qui gère le quartier de la Défense, à Paris: il n’était alors titulaire que d’un simple bac.Selon Le Parisien, le fils du Président de la République, aujourd’hui inscrit en master I et qui a obtenu sa licence de droit, sciences politiques et sociales en 2011, vient de découvrir en allant récupérer le détail de ses notes qu’il était le major de sa promotion, celle du CAVEJ, un organisme de formation à distance, rattaché administrativement à l’université-Paris-I. Avec 15,048 de moyenne (mention bien).

Cette formation dans laquelle il serait inscrit depuis deux ans est sans doute plus conciliable avec son activité de conseiller général des Hauts-de-Seine. Elle est aussi plus discrète puisqu’il n’a à côtoyer aucun étudiant.

«Son résultat n’est pas exceptionnel vu son âge, ses nombreux redoublements et la famille dont il est issu. Mais après l’affaire de l’Epad, il était obligé de réussir. C’est sans doute une question d’orgueil», commente un professeur de droit de Paris-I qui préfère garder l’anonymat. Comme témoignaient dans Libération des condisciples le côtoyant alors qu’il était inscrit en deuxième année de droit, le parcours de Jean Sarkozy a été pendant longtemps très chaotique, le jeune homme occupant très jeune des fonctions politiques.

Échecs successifs

Une étudiante de 23 ans, qui était en cours avec Jean Sarkozy à la fac, lors de sa première deuxième année, en 2010, expliquait alors à Libération «qu’il ne venait pas très souvent en cours». Avant d’ajouter que lors des travaux dirigés, il se faisait «plutôt discret» et «ne participait pas trop». D’autres expliquaient qu’il venait toujours avec des dossiers politiques à traiter sous le bras et était visiblement davantage investi dans ses fonctions plutôt que dans ses études.

Après avoir obtenu un bac L (littéraire) en 2004 (mention bien) au lycée Pasteur de Neuilly, Jean Sarkozy s’était inscrit en septembre de la même année en classes préparatoires littéraires (hypokhâgne), au lycée Henri-IV, l’un des lycées les plus prisées de France, avant d’abandonner pendant l’année. L’année suivante, il tente une autre classe prépa, économique cette fois, au lycée Turgot, à Paris, pour tenter d’intégrer l’école normale de Cachan. Il échoue et abandonne également pendant l’année.

En 2005-2006, il s’offre une pause et suit des cours de comédie. Il a d’ailleurs été pressenti un temps pour jouer aux côtés de Sophie Tapie, fille de Benard Tapie, mais il ne donnera pas suite à la proposition. En septembre 2006, il s’inscrit grâce à une dérogation, à l’université Paris-I où il valide sa première année, mais échoue deux fois en deuxième année. En septembre 2009, après obtention d’une autre dérogation, il entame pour la troisième fois sa deuxième année, par correspondance. Comme tout étudiant, il n’est en effet pas autorisé -sauf dérogation dûment justifiée- de redoubler plus de deux fois en licence. Il confiait alors au Point avoir obtenu «11 en histoire des idées politiques ; 14 en finances publiques et 19 en droit immobilier et en droit civil» en deuxième année. «Je présenterai les quatre matières restantes lors du prochain contrôle, à la mesure de mes disponibilités. Et dans un an et demi, j’aurai ma licence!», assurait Jean Sarkozy.

Aujourd’hui âgé de 26 ans, le jeune homme suivrait parallèlement deux premières années de master en droit privé et en droit des affaires au CAVEJ (centre audio-visuel d’Etudes Juridiques à distance) rattaché administrativement à l’Université Panthéon Sorbonne. La responsable administrative du CAVEJ contactée par Le Figaro ne confirme, ni n’infirme l’inscription de Jean Sarkozy dans cette université numérique: «Nos étudiants ont droit à l’intimité».

Grâce à cette formation, 5000 personnes suivent des cours depuis plusieurs villes de France mais aussi depuis l’étranger, de la capacité en droit jusqu’au master. Nombre d’entre eux travaillent en parallèle ou suivent des doubles formations, explique-t-on. L’âge des participants y est donc en moyenne plus élevé que dans une formation classique universitaire.

Source lefigaro.fr 8 Mai 2012