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Avec Alain Croquignol, Jean-François Ribouldingue et François Filochard aux commandes, l’incroyable farce qui se joue depuis dimanche soir à l’UMP est repartie de plus belle.

Le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé a constaté jeudi l'accord de Copé et Fillon à sa commission. La première réunion se tiendra la semaine prochaine.

Pour ajouter à la pitoyable démonstration du week-end dernier et après les contestations du camp Fillon et l’appel à la commission de recours du camp Copé, Alain Juppé a été chargé de jouer les médiateurs.

Cette position de caution morale de l’UMP est d’autant plus cocasse quand on sait que le même Alain Juppé a été condamné dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.

L’ancien Premier ministre et fondateur de l’UMP va donc diriger une «instance collégiale» pour «réexaminer l’ensemble des résultats» alors que la Cocoe, l’instance qui était supposer veiller au bon déroulement des opérations, a reconnu avoir oublié trois fédérations ultramarines.

«Ce qui est désormais en cause, ce n’est plus la présidence de l’UMP, c’est l’existence même de l’UMP», s’est alarmé Alain Juppé. La commission Juppé se réunira dès le début de la semaine prochaine et devra rendre ses conclusions sous 15 jours. La tâche ne sera pas simple, au vu de la capacité qu’ont les deux camps à s’accuser mutuellement de tricherie.

Au-dessus de cette situation ubuesque plane toujours l’ombre de Nicolas Sarkozy. Adulé par les sympathisants UMP – dont un sur deux estime qu »il serait le meilleur candidat UMP en 2017, selon un sondage CSA pour BFM TV – l’ancien chef de l’Etat a échappé temporairement à une mise en examen dans l’affaire Bettencourt et a été placé sous statut de «témoin assisté». Son retour au centre du jeu reste possible.