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Ancrage en Seine-et-Marne, échecs électoraux, débuts ministériels, magouilles et ambitions élyséennes: revivez les grands moments de la carrière de Jean-Francois Copé la fripouille, président de l’UMP

1993 – Des débuts sous Balladur

Après des études à Sciences Po et à l’ENA, Jean-François Copé commence sa carrière politique en 1993, sous le gouvernement de cohabitation d’Édouard Balladur. Il est le directeur du cabinet de Roger Romani, ministre délégué chargé des Relations avec le Sénat et des Rapatriés. À 29 ans, il est également secrétaire national du RPR, en charge de la formation, et participe aux travaux de la cellule de réflexion économique mise en place par Jacques Chirac et pilotée par Nicolas Sarkozy.

1995

L’ancrage à Meaux

C’est l’année des premiers tests électoraux pour Jean-François Copé : il est élu maire de Meaux, en Seine-et-Marne, une ville qui était aux mains du PS depuis 1977. Suppléant de Guy Drut dans la 5e circonscription de ce département, il devient, à la suite de la nomination de celui-ci dans le gouvernement Juppé, le benjamin de l’Assemblée nationale.

Juin 1997 – Le premier revers dans les urnes

Premier échec électoral pour celui qu’on surnomme «bébé Chirac». Deux ans après son entrée à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé fait partie des victimes de la dissolution décidée par le président, Jacques Chirac. Il devient alors le plus jeune député battu, au terme d’une triangulaire avec le Parti socialiste et le Front national. Sur le plan national, la gauche sort gagnante de ces législatives anticipées.

juin 2002 –

Premiers pas ministériels

Réélu député de Seine-et-Marne, Jean-François Copé entre, dans le même temps, pour la première fois dans un gouvernement. Le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, le nomme secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement (2002-2004) et porte-parole du gouvernement (2002-2007). Il occupera ensuite différents maroquins jusqu’à la fin du quinquennat : ministre délégué à l’Intérieur (2004-2005), ministre délégué au Budget et à la Réforme de l’État (2005-2007).

28 avril 2004

Deuxième échec électoral

Jean-François Copé, conseiller régional depuis 1998, essuye le 28 mars 2004 sa deuxième défaite électorale depuis le début de sa carrière. Alors qu’il conduit la liste UMP des régionales en Ile-de-France, il doit s’incliner face au président socialiste sortant, Jean-Paul Huchon, confirmé dans ses fonctions. Il quittera son poste de conseiller régional à l’été 2007.

décembre 2006

L’heure du «think-thank» politique

L’élu de Seine-et-Marne se met à son compte. Tout en restant adhérent de l’UMP, Jean-François Copé crée en décembre son club politique, Génération France.fr. Officiellement, le but est de favoriser le débat d’idées. La devise du club est d’ailleurs «0 % petites phrases, 100 % débat d’idées». Officieusement, le ministre tisse déjà sa toile en vue de la présidentielle de 2017. À ses côtés dans ce projet : le sarkozyste Luc Chatel et le chiraquien Yves Censi. Un gage à chacun pour ne se fermer aucune porte.

juin 2007

Les ambitions dévoilées

Recalé du gouvernement de François Fillon après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Jean-François Copé conserve en juin son siège de député, puis est élu par ses pairs président du groupe UMP. Humilié de ne pas avoir obtenu un portefeuille de ministre, il fera de ce nouveau poste une machine de guerre. Défenseur de l’«hyper-Parlement», le député impose sa «coproduction législative» à l’exécutif, ce qui lui vaudra quelques passes d’armes avec le premier ministre. Il profite enfin de cette visibilité médiatique pour révéler ses ambitions élyséennes pour 2017.

14 novembre 2010

La prise de l’UMP

Trublion de la droite, Jean-François Copé parvient à faire céder pour la première fois Nicolas Sarkozy, qui accepte de lui confier le secrétariat général de l’UMP. En contrepartie, le futur patron de l’UMP s’engage à lui apporter un soutien sans faille pour la présidentielle de 2012. Jean-François Copé est élu le 14 novembre à la tête du parti, où il succède à son rival, le député de l’Aisne, Xavier Bertrand. Dès lors, les relations entre Sarkozy et Copé, qui avaient souvent été difficiles, s’apaisent.

17 juin 2012

Et après ?

Jean-François Copé est réélu le 17 juin député de Seine-et-Marne avec près de 60% des voix. Les élections législatives terminées, le temps de la succession de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP s’ouvre. Mais il veut tenir son rôle de secrétaire général du parti avant de déclarer ses ambitions. Et affiche un objectif : éviter l’éclatement de l’UMP. Pari jusque-là tenu.

26 août 2012

Une campagne difficile

Après plusieurs mois d’un faux suspense et de vraies magouilles, Jean-François Copé se déclare le 26 août candidat à la présidence de l’UMP lors d’une réunion publique à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône. Malmené par les sondages largement favorables à son rival François Fillon, il cherche à faire la différence sur les sujets sociétaux et défend une «droite décomplexée», dans la lignée de la campagne «droitière» de Nicolas Sarkozy. Verdict des militants le 18 novembre.

Source lefigaro.fr Novembre 2012