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Chapitre Premier – Les origines familiales de Jean-François Copé.

Jean-François Copé est l’aîné d’une famille de trois enfants. Il est le fils de Monique Ghanassia, juive séfarade originaire d’Alger en Algérie, et du professeur Roland Copé, chirurgien gastro-entérologue proctologue d’origine juive ashkénaze roumaine.

Du côté paternel, son grand-père Marcu Hirs Copelovici, fils de Copel et Zleta, originaires de Bessarabie, est un médecin né à Iaşi dans l’est de la Roumanie au début du XXe siècle. Fuyant l’antisémitisme de son pays, il émigre en France à Paris en 1926. Le grand-père choisit par décret de francisation (prénom et nom) de changer pour Marcel Copé. Il se marie peu après avec Gisèle Lazerovici, fille de Ghidale Lazerovici, comptable. En octobre 1943, le couple échappe avec ses deux enfants à la rafle d’Aubusson (le père de Jean-François Copé a alors 13 ans) en trouvant refuge dans la famille Leonlefranc, faite par la suite Justes. En 1965, âgé de 64 ans, Marcel Copé décède en Israël. Jean-François Copé fait de la persécution et du sauvetage de ses parents un des motifs profonds de son engagement politique.

Du côté maternel, son grand-père Ismaël André Ghanassia, fils de Moïse Ghanassia et Djouhar Soussi, originaires de Miliana, est avocat à Alger. Son épouse, Lise Boukhabza, est la petite-fille d’un rabbin originaire de Tunisie et sa mère est originaire de Tétouan au Maroc. André Ghanassia, son épouse et leurs trois enfants, dont Monique, quittent Alger pour la métropole dans les années 1950, peu après les débuts de la guerre d’Algérie.